vendredi 17 janvier 2014

Le soir, baissez la luminosité

Pour bien dormir, il faut laisser la nuit venir en douceur.



 Notre organisme secrète une hormone, la mélatonine, qui régule notre sommeil. L'épiphyse, une glande, la fabrique pendant la nuit. C'est cette hormone, la mélatonine, que des chercheurs de l'école de médecine de Harvard ont dosée régulièrement chez des volontaires de 18 à 30 ans pour mesurer l'impact de l'éclairage artificiel sur le sommeil.

Sous éclairage contrôlé

Les participants de l'étude devaient, pendant la période d'observation, vivre selon un rythme régulier : 8 heures de sommeil, 16 heures d'éveil. Les trois premiers jours, ils ont passé leurs 16 heures d'éveil sous un éclairage artificiel d'une luminosité moyenne (entre 60 et 150 lux), normale pour une vie à l'intérieur. Les jours suivants, après 8 heures d'un tel éclairage, les chercheurs ont tamisé la lumière, en réduisant l'intensité jusqu'à atteindre une luminosité crépusculaire (3 lux). Toutes les 30 à 60 minutes, la mélatonine des volontaires était dosée par prise de sang.

Régulation de la pression sanguine


Résultat : quand la lumière garde la même intensité jusqu'au coucher, la mélatonine est sécrétée avec retard (71 % de production en moins au moment du coucher par rapport au jour où la lumière baisse graduellement). Et, en conséquence, la durée et la qualité du sommeil sont perturbées. Bref, les chercheurs nous invitent à vivre au rythme du soleil. Evidemment, ce n'est pas toujours facile, mais tamisons la lumière avant de dormir. D'autant que les effets de la mélatonine ne s'arrêtent pas à la qualité du sommeil : elle joue un rôle dans la régulation de la pression sanguine, la température corporelle et la glycémie, c'est donc une hormone précieuse que nous devons sécréter en quantité suffisante pour notre bonne santé.

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